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Comprendre un ajustement ISO 286 sans confondre tolérance et jeu

Un ajustement se lit sur les dimensions limites des deux pièces. L'exemple H7/g6 à 20 mm montre comment obtenir le jeu minimal et le jeu maximal, et pourquoi une cote conforme ne décrit pas toute la fonction.

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Deux éléments, deux zones de tolérance

Un ajustement combine les limites dimensionnelles d’un alésage et d’un arbre. La désignation distingue normalement les alésages par des lettres majuscules et les arbres par des minuscules. Le chiffre indique une qualité IT, dont la largeur dépend notamment du domaine dimensionnel. La lettre situe la zone par rapport à la dimension nominale. Il ne faut donc pas traiter « H7 » comme une tolérance identique à tous les diamètres.

Le principe d’un ajustement avec jeu se calcule à partir des dimensions limites :

Jeu minimal = alésage minimal − arbre maximal

Jeu maximal = alésage maximal − arbre minimal

Un résultat négatif signifie une interférence sur la combinaison de limites examinée ; des résultats de signes différents indiquent qu'un montage de transition est possible.

Exemple pédagogique : diamètre nominal 20,000 mm en H7/g6

Pour la plage nominale plus de 18 jusqu’à 30 mm, l’exemple H7/g6 couramment utilisé donne :

  • Alésage 20 H7 : 20,000 à 20,021 mm (écarts 0 / +21 µm).
  • Arbre 20 g6 : 19,980 à 19,993 mm (écarts −20 / −7 µm).

Le plus petit jeu possible se produit avec l’alésage le plus petit et l’arbre le plus gros :

20,000 − 19,993 = 0,007 mm = 7 µm

Le plus grand jeu possible est :

20,021 − 19,980 = 0,041 mm = 41 µm

Cet ajustement présente donc, en calcul aux limites, un jeu diamétral de 0,007 à 0,041 mm. Le jeu radial théorique correspondant est la moitié, soit 0,0035 à 0,0205 mm, pour deux pièces circulaires idéales et coaxiales. En fonctionnement réel, défauts de forme, état de surface, température, déformation et montage peuvent modifier le comportement.

Mesurer une cote n’est pas caractériser toute la fonction

Un micromètre peut indiquer un diamètre conforme sans révéler une ovalisation ou une conicité problématique. De la même manière, un alésomètre mal étalonné peut fournir une mesure répétable mais décalée. Pour une exigence fonctionnelle importante, préciser le nombre de sections mesurées, l’orientation des mesures, la température de référence, l’instrument utilisé et sa vérification. Les tolérances géométriques du plan sont indépendantes des seules tolérances dimensionnelles : elles doivent être contrôlées si elles figurent sur la définition.

Vérification dans une application de calcul

Un bon calculateur ISO 286 doit afficher : diamètre nominal, type de pièce (alésage/arbre), lettre et qualité, écart inférieur, écart supérieur, limites absolues et résultat de l’ajustement. Il doit aussi rendre explicite la version de référence des tableaux employés. Une table de valeurs copiée sans sa plage de diamètres est dangereuse.

Les tableaux ISO 286 officiels sont protégés et doivent être consultés dans l’édition applicable ; cet article n’en reproduit pas l’intégralité.

Sources et références

Dernière mise à jour : 18 octobre 2026

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